Combien ça coûtait de regarder la Ligue 1 ?


De 1984 à nos jours, une rétrospective des différentes offres commerciales de télévision à péage pour pouvoir suivre le Championnat de France de football.

1984 - 1999

L'ère Canal+


Premier diffuseur du championnat français de football, la chaîne cryptée a régné en maître pendant 15 ans. Au programme, un match de championnat par semaine et des magazines, dont Jour de Foot, lancé le 2 septembre 1992, qui proposait un résumé de l’ensemble des matchs ainsi que tous les buts de Ligue 1 quelques minutes après la fin des rencontres.

Pour le téléspectateur, la situation était simple : il suffisait de s’abonner à Canal+, dont le prix a progressivement augmenté au fil des années.

Évolution du tarif - 1984 - 1999 C+ fév.25
Évolution du tarif - 1984 - 1999 C+ fév.25

Le 27 avril 1996, Canal+ passe au numérique en lançant deux nouvelles chaînes : Canal+ Jaune et Canal+ Bleu. La chaîne cryptée lance également le service de paiement à la séance « Kiosque » qui permet de choisir et de payer uniquement pour le contenu désiré.

Dès le 3 septembre, lors de la 5e journée de championnat de Division 1, les abonnés de Canal Satellite peuvent acheter le match de leur choix pour 50 francs (7,62 €) ou toute la soirée pour 75 francs (11,43 €). Les profits sont partagés entre Canal et la Ligue Nationale de Football. « Un contrat magnifique » pour son président Noël Le Graët, l’exclusivité de la retransmission des matchs en numérique coûte 50 millions de francs de droits d’entrée à Canal+

Toutefois un bémol existe, Kiosque n’est pas disponible pour les abonnés à « Canal+ en numérique », il faut attendre août 1997 pour que le service soit ouvert aux abonnés à Canal+.

Très rapidement, les négociations entre la Ligue et Canal+ trouveront une issue favorable sur un autre point. Le 25 octobre, le conseil d’administration de la LNF autorise la diffusion, en direct sur Canal+ Bleu, d’un second match de chaque journée du championnat de France de première division. Pour retransmettre cette rencontre, Canal doit débourser 6 millions de francs par journée de championnat à compter de la prochaine saison et propose ainsi à ses abonnés numériques, 2 matchs par journée et 8 matchs « à la carte » pour les abonnés à Canal Satellite.

  • Canal+ : 1 match de championnat de Division 1 par journée
  • Canal+ Bleu (puis Canal+ Vert à partir de 1998) : 1 second match de championnat de Division 1 par journée – à partir d’octobre 1996
  • Kiosque : 8 matchs en PPV (saison 1996-1997) – 7 matchs en PPV (saisons 1996>1999) – uniquement pour les abonnés Canal Satellite (jusqu’en août 1997) : 50 francs le match (7.62€) ou 75F (11.43€) la soirée.

1999 - 2005

Canal+ et TPS


Le 17 juin 1999, la Ligue Nationale de Football dévoile les résultats de l’appel d’offres pour les droits télévisés de la Division 1 pour les saisons 2001 à 2004. Quatre lots étaient en jeu : deux matchs décalés (le lot de Canal+), une troisième rencontre, des diffusions en paiement à la séance, ainsi qu’un magazine post-journée.

Depuis décembre 1996, Canal+ n’est plus seul sur le marché et fait face à la concurrence de TPS (Télévision Par Satellite), qui réunit dans son tour de table TF1, M6 et France Télévision. En 1997, Canal+ avait acquis les droits pour 750 millions de francs par saison, sans réelle concurrence. Depuis, le contexte a changé : la victoire de l’équipe de France en Coupe du Monde a dynamisé le marché du football, tandis que l’essor des bouquets satellitaires a modifié le paysage audiovisuel, renforçant la popularité de la télévision à péage. Les experts s’attendaient donc à ce que les 750 millions ne soient plus suffisants.

Lors de ce nouvel appel d’offres, TPS propose près de 6 milliards de francs pour trois ans, soit environ un milliard de plus que l’offre de Canal+.

Cependant, le partenaire historique du football français ne sera pas mis hors-jeu. Pour éviter de froisser Canal+, la LNF propose un accord équilibré permettant à chaque opérateur d’éviter une défaite tout en y trouvant son compte. Canal+ continuera à proposer à ses abonnés une offre équivalente, mais concédera à TPS le droit de diffuser, dès la saison 1999-2000, un match de Ligue 1, une victoire inattendue pour le bouquet présidé par Patrick Le Lay.

Dès le mois d’août, la diffusion des matchs de football prendra une nouvelle dimension. Canal+ continuera d’offrir, comme depuis 1984, deux matchs décalés par journée de championnat de Division 1, le paiement à la séance et le magazine Jour de Foot. TPS, quant à elle, diffusera un troisième match décalé et offrira également le paiement à la séance via son service Multivision, rompant ainsi l’exclusivité de Canal+ via son service « Kiosque ». Cependant, Canal+ conserve l’avantage du premier choix en ce qui concerne les matchs à diffuser.

  • Canal+ : 1 match de championnat de Division 1 par journée
  • Canal+ Vert : 1 match de championnat de Division 1 par journée
  • TPS Superfoot (1999-2000) / TPS Foot (2000-2001) / TPS Star (2001-2005) : 1 match de championnat de Division 1 par journée (samedi soir – 20h)
  • Kiosque/Foot+ (Canal+/Canalsatellite) : 7 matchs en PPV : 50F le match (7.62€) ou 75F (11.43€) la soirée + Ligue des Champions
  • Multivision Superstades (TPS) : 7 matchs en PPV : 50F/mois ou 50F (7.62€) la soirée

Pour l’abonné, les choses se compliquent : deux décodeurs distincts (sur deux satellites différents). À moins d’être abonné au câble, ceux qui souhaitent suivre l’intégralité du championnat doivent cumuler deux abonnements, ce qui alourdit considérablement la facture.

En septembre 2001, TPS renforce son offre commerciale en lançant TPS Star, une chaîne conçue pour concurrencer directement Canal+. Avec cette nouvelle chaîne, TPS introduit une offre « TPS Cinéma-Football », qui inclut le match de Ligue 1 du samedi soir, désormais diffusé sur TPS Star, ainsi que l’accès aux chaînes cinéma du bouquet.

En plus de cette offre, TPS proposera un abonnement combiné réunissant « TPS Cinéma-Football » et « Multivision Superstades », permettant ainsi aux abonnés d’accéder au 8 matchs en paiement à la séance  

Cependant, TPS révisera régulièrement ses offres commerciales.

105F

16.01€ - 24.40€ en euros constants (2024)

105F

16,01€ - 24.40€ en euros constants (2024)

164F

TPS Théma + TPS Cinéma + Jour de Match (le match du samedi soir acquis par TPS) - 25€ | 38.11€ en euros constants (2024)

199F

TPS Optima + Superstades - 30,34€ | 46.25€ en euros constants (2024)

50F

50F par journée ou 50F par mois pour la saison (10 prélèvements) - option uniquement accessible avec TPS Théma ou TPS Cinéma - 6 matchs de D1, 3 matchs de D2 - 7,62€ | 11.62€ en euros constants (2024)

45F/mois pour la location du décodeur (6,86€) - engagement 12 mois

115F

17,53€ | 25.87€ en euros constants (2024)

140F

TPS Star (lancé en septembre 2001 - qui récupère le match de Ligue 1 du samedi) et les chaînes cinéma (Cinéstar 1 et 2, Ciné Faz et Cinétoile) - 21,34€ | 31.49€ en euros constants (2024)

164F

TPS Théma + TPS Cinéma-Football - 25€ | 36.89€ en euros constants (2024)

189F

28.80€ | 42.52€ en euros constants (2024)

199F

TPS Optima + Superstades - 30,34€ | 44.77€ en euros constants (2024)

49F

50F par journée ou 49F par mois pour la saison (10 prélèvements) - 6 matchs de D1 et 1 match de D2 - 7,47€ (prix mensuel) | 11.25€ par journée en euros constants (2024) ou 11.02€/mois pour la saison en euros constants (2024)

45F/mois pour la location du décodeur (6,86€) - engagement 12 mois

17,50€

25.32€ en euros constants (2024)

21€

TPS Star (match de Ligue 1 du samedi) et les chaînes cinéma (Cinéstar 1 et 2, Ciné Faz et Cinétoile) | 30.39€ en euros constants (2024)

25€

TPS Théma + TPS Cinéma-Football | 36.18€ en euros constants (2024)

31€

44.86€ en euros constants (2024)

33€

TPS Optima + Superstades | 47.75€ en euros constants (2024)

7,47€

en option - 7.62€ par journée ou 7.47€ par mois pour la saison (10 prélèvements) - 6 matchs de D1 et 1 match de D2 | 11.03€ par journée en euros constants (2024) ou 10.81€/mois pour la saison en euros constants (2024)

6.86€/mois pour la location du décodeur - engagement 12 mois

17,50€

25.32€ en euros constants (2024)

21€

TPS Star (match de Ligue 1 du samedi) et les chaînes cinéma (Cinéstar 1 et 2, Ciné Faz et Cinétoile) | 30.39€ en euros constants (2024)

25€

TPS Théma + TPS Cinéma-Football | 36.18€ en euros constants (2024)

31€

TPS Premium + Superstades | 44.86€ en euros constants (2024)

33€

TPS Optima + Superstades | 47.75€ en euros constants (2024)

10€/mois

en option - engagement pour la saison - 7 matchs de Ligue 1 à chaque journée de championnat | 14.47€/mois en euros constants (2024)

8€/mois pour la location du décodeur - engagement 12 mois

11€

Une sélection de chaînes TPS dans chacune des thématiques... Abonnement à Superstades possible avec cette offre | 15.60€ en euros constants (2024)

11€

15.60€ en euros constants (2024)

17,50€

24.81€ en euros constants (2024)

23€

TPS Star + les chaînes cinéma (TPS Cinéstar, Homecinéma, Cinéfamily, Cinéextreme, Cinéculte, Cinétoile) | 32.61€ en euros constants (2024)

27,50€

TPS Grand Écran + TPS Thématiques | 38.99€ en euros constants (2024)

34,50€

TPS Prestige + Superstades | 48.92€ en euros constants (2024)

13€/mois

en option - engagement pour la saison - 7 matchs de Ligue 1 à chaque journée de championnat | 18.43€/mois en euros constants (2024)

8€/mois pour la location du décodeur - engagement 12 mois

11€

15.27€ en euros constants (2024)

17,50€

24.30€ en euros constants (2024)

19,50€

TPS Star, TPS Cinéstar, TPS Homecinéma, TPS Cinéfamily - 1 seul match de Ligue 1, 1 affiche de Premier League anglaise et un match du championnat de basket Pro A par semaine | 27.07€ en euros constants (2024)

27,50€

TPS Star Premium + les autres chaînes cinéma + TPS Thématiques | 38.18€ en euros constants (2024)

34,50€

TPS Prestige + Superstades + TPS English Premier League (qui deviendra TPS Foot en 2005) | 47.90€ en euros constants (2024)

13€/mois

en option - engagement pour la saison - 7 matchs de Ligue 1 à chaque journée de championnat | 18.05€/mois en euros constants (2024)

8€/mois pour la location du décodeur - engagement 12 mois

Pour le consommateur, le total des deux bouquets à un coût. L’infographie résume les tarifs des deux bouquets en tenant compte des offres les moins onéreuses et qui permettent de bénéficier d’un maximum de matchs inclus afin de couvrir 100 % des rencontres de Ligue 1.

Retour sur 40 ans de liaisons dangereuses entre la Ligue 1 et ses diffuseurs dans notre podcast Encyclomédia diffusée une fois par mois sur Radio Campus Paris (93.9 FM/DAB+/radiocampusparis.org) et sur vos plateformes préférées (Apple Podcasts, Spotify, Deezer…).

Du lancement de Canal+ à la guerre TPS–Canal+, en passant par les coups de bluff de TF1 et les appels d’offres de la Ligue, c’est une saga de pouvoir, d’argent et d’illusions : comment le football français est devenu un produit télévisuel… et la télévision, un jeu dangereux.

A découvrir en cliquant ici et sur vos plateformes de streaming

2005 - 2008

Canal+


Le 10 décembre 2004, Canal+ a obtenu l’exclusivité des droits de diffusion de la Ligue 1 pour 600 millions d’euros par an. La chaîne cryptée a remporté les quatre lots mis en jeu, les offres de TPS et de France Télécom (qui était candidat pour le lot de pay-per-view) ont été jugées insuffisantes.

Ce résultat marque une victoire importante pour Canal+, surtout après que le précédent appel d’offres, à la fin de 2002, avait été suspendu par le Conseil de la concurrence à la demande de TPS. À l’époque, Canal+ avait obtenu les droits exclusifs de la Ligue 1 pour 480 millions d’euros par saison. En conséquence, les droits avaient été partagés entre les deux diffuseurs pour un total de 375 millions d’euros.

Pour TPS, qui avait acquis les droits exclusifs de la Premier League anglaise quelques mois plus tôt (précédemment détenus par Canal+), cette annonce a créé un choc. Cela a facilité la vente du bouquet à son principal concurrent un an plus tard.

  • Le lot 1 correspond au « premier choix » : le match du dimanche soir à 21h (ou le vendredi selon les contraintes liées aux autres compétitions).
  • Le lot 2 correspond au deuxième et troisième choix : les matchs du samedi à 17h15 et du dimanche à 18h.
  • Le lot 3 correspond au magazine programmé juste après la soirée du samedi à 22h15 (Jour de Foot).
  • Le lot 4 correspond aux sept rencontres en paiement à la séance (« pay-per-view »), le samedi à 20h.

Pour le téléspectateur, les choses se simplifient : un abonnement à Canal+ Le Bouquet ainsi qu’à l’option Foot+ suffisent pour regarder 100 % des matchs.

  • 2 affiches sur Canal+ : le samedi à 17h15 et le dimanche à 21h
  • 1 affiche sur Canal+ Sport : le dimanche à 18h
  • 7 matchs sur Foot+ : le samedi à 20h.
Les tarifs affichés en euros constants (sur fond gris foncé) sont basés sur les valeurs de 2005

2008 - 2012

Canal+ et Orange


Nouveau cycle de droits, nouveaux diffuseurs : le 5 février 2008, la Ligue de football professionnel a cédé les droits de la Ligue 1 à Canal+ et Orange pour un montant de 668 millions d’euros.

La chaîne cryptée a obtenu deux des trois lots premium, incluant les matchs diffusés le dimanche soir ainsi que les droits relatifs au paiement à la séance. De son côté, Orange a remporté le troisième lot premium, qui comprend la diffusion de 38 matchs le samedi soir.

Canal+ a également acquis quatre des cinq lots dédiés aux magazines, tandis qu’Orange a obtenu le lot des droits de « vidéo à la demande » ainsi que les droits pour la téléphonie mobile.

Pour le téléspectateur, les choses se complexifient à nouveau. Pour pouvoir regarder le match du samedi soir, le fan de football doit désormais souscrire à un abonnement internet chez Orange. La nouvelle chaîne, créée spécialement pour diffuser ce match, est disponible uniquement via l’opérateur téléphonique. Pour Orange, cette initiative s’inscrit dans une logique commerciale de convergence entre les télécoms et les contenus.

Cependant, cette stratégie a provoqué des remous, tant parmi les concurrents que du côté des pouvoirs publics.

  • 1 affiche sur Canal+ : le dimanche à 21h
  • 1 affiche sur Orange Sport : le samedi à 20h
  • 8 matchs sur Foot+ : le samedi à 19h et le dimanche à 17h (+ les affiches de Canal+ et Orange foot en différé).
Les tarifs affichés en euros constants (sur fond gris foncé) sont basés sur les valeurs de 2008

L’infographie ci-dessous présente le coût mensuel total pour accéder à 100 % des matchs de Ligue 1 en direct, comprenant un abonnement aux chaînes Canal+, à Foot+ (pour les matchs en pay-per-view), ainsi qu’à Orange Sport avec un abonnement internet Livebox d’Orange (incluant la location du modem).

À noter qu’une alternative était également possible : un abonnement aux chaînes Canal+ et à Foot+ permettait aussi de suivre 100 % de la Ligue 1. Dans ce cas, le match diffusé sur Orange Foot était accessible en différé, le samedi soir à minuit.

100% de la Ligue 1 2008 2012 fev 25
Les tarifs affichés en euros constants (sur fond gris foncé) sont basés sur les valeurs de 2008

2012 - 2020

beIN Sports et Canal+


En juin 2011, un nouvel acteur fait son entrée sur le marché des droits télévisés de la Ligue 1. Le groupe qatari Al-Jazeera acquiert le lot 5, comprenant le match du vendredi à 21 heures et celui du dimanche 14h, pour un montant de 90 millions d’euros, à l’issue de l’appel d’offres pour les saisons 2012 à 2016.

En janvier 2012, la nouvelle chaîne, baptisée « beIN Sport » (sans « s » les premières années), récupère également le lot « pay-per-view », lui permettant de diffuser six autres matchs. Grande nouveauté, beIN Sports propose l’ensemble de ses matchs (8 sur 10) dans une offre unique facturée 11 €/mois, sans engagement, incluant également d’autres droits sportifs.

De son côté, Canal+ conserve les quatre premiers lots « premium », incluant le match du samedi à 17 heures, la rencontre du dimanche soir à 21 heures, ainsi que les magazines.

Cycle de droits 2012-2016


  • 2 affiches sur Canal+ : le samedi à 17h et le dimanche à 21h.
  • 8 matchs sur beIN Sports : le vendredi à 20h45, 5 matchs (multiplex) le samedi à 20h, le dimanche à 14h et à 17h.

La distribution de beIN Sports n’a pas été sans difficultés. Si la chaîne était accessible sur la plupart des réseaux ADSL/FTTH et câble dès son lancement le 1er juin 2012, il a fallu attendre le 25 juin 2012 pour qu’un accord de distribution soit trouvé entre le groupe Canal+ et beIN. Ce n’est que le lendemain, le 26 juin 2012, que beIN Sport 1 et beIN Sport 2 sont devenues accessibles en option à 11 €/mois pour les abonnés de Canalsat, mais pas pour ceux de Canal+.

En conséquence, un abonné à Canal+ souhaitant accéder à beIN avait tout intérêt à souscrire aux nouvelles chaînes via son opérateur télécom. L’abonné satellite, quant à lui, devait prendre un abonnement Canalsat supplémentaire pour pouvoir souscrire à beIN Sports.

Les tarifs affichés en euros constants (sur fond gris foncé) sont basés sur les valeurs de 2012

En 2015, Canal+ lance une nouvelle offre « promotionnelle » couplant Canal+, Canalsat et beIN Sports inclus durant une durée déterminée sous le nom « La totale sport » pour 63€/mois (hors location du décodeur sur le satellite – 6€/mois).

Le 4 avril 2014, à l’issue d’un nouvel appel d’offres, la Ligue de Football Professionnel attribue les droits de la Ligue 1 à Canal+ et beIN Sports pour les saisons 2016 à 2020.

La chaîne cryptée améliore son offre avec le premier choix et un match supplémentaire, celui du vendredi 21h beIN Sports remporte les lots 3 et 4 correspondant à 7 matchs et au multiplex ainsi que le lot 5 (résumés) et le lot 6 (vidéo à la demande). 

Cycle de droits 2016-2020


  • 3 affiches sur Canal+ : le vendredi à 20h45, le samedi à 17h et le dimanche à 21h.
  • 7 matchs sur beIN Sports : 5 matchs (multiplex) le samedi à 20h, le dimanche à 15h et à 17h.

En 2016, les premiers changements commerciaux commencent à apparaître. À l’occasion de l’Euro 2016, Canal+ lance une offre couplée avec beIN Sports à 30 €/mois pendant deux ans. Mais c’est en novembre que Canal+ opère un véritable big-bang commercial sous le slogan « Canal change tout ». L’abonnement séparé à Canal+ et à Canalsat disparaît, remplacé par de nouvelles offres Canal structurées autour d’un socle central, la chaîne Canal+, avec des packs additionnels. Parmi ces packs, un nouveau pack sport inclut notamment Canal+ Sport, beIN Sports et Eurosport, pour un tarif hors promotion de 49,90 €/mois (hors location du décodeur satellite – 6 €/mois). Cette offre sera régulièrement proposée en promotion à 29,90 €, 34,90 € ou 39,90 €.

100% de la Ligue 1 2008 2012 Fev.25
Les tarifs affichés en euros constants (sur fond gris foncé) sont basés sur les valeurs de 2016

2020 - 2021

Canal+ et Téléfoot la chaîne


Le 29 mai 2018, le groupe sino-espagnol Mediapro remporte la majeure partie des droits de la Ligue 1 pour les saisons 2020 à 2024 contre un chèque de 780 millions d’euros par saison. Plus précisément, Mediapro obtient le lot 1 (le match du dimanche soir à 21h et le magazine type « Canal Football Club »), le lot 2 (les matchs du vendredi soir et du samedi à 17h), ainsi que le lot 4 (les cinq matchs du dimanche après-midi). De son côté, beIN Sports sauve la mise en récupérant le lot 3, qui comprend deux matchs par journée, ceux du samedi à 21h et du dimanche à 17h. Diffuseur historique de la Ligue 1, Canal+ repart bredouille.

Très rapidement après ce coup de tonnerre, des négociations s’engagent entre les différents acteurs. En décembre 2019, beIN Sports sous-licencie à Canal+ ses deux matchs de Ligue 1 et signe un accord de distribution exclusif. Quant à Mediapro, ils signent en juin 2020 un accord avec TF1 pour l’utilisation de la marque « Téléfoot » pour la future chaîne de télévision ainsi qu’un accord de sous-licence avec le groupe Altice, propriétaire de RMC Sport, pour la co-diffusion de la Ligue des Champions et de l’Europa League (saison 2020-2021).

  • 8 affiches sur Téléfoot la chaîne : le vendredi à 21h, le samedi à 17h, 5 matchs (multiplex) le dimanche à 15h, l’affiche du dimanche à 21h (et le match périodique du samedi 13h).
  • 2 affiches sur Canal+ (sous-licence de beIN Sports) : le samedi à 21h et le dimanche à 17h

Tandis que beIN Sports est accessible chez la grande majorité des distributeurs de télévision payante, « Téléfoot la chaîne » n’a pas réussi à conclure un accord avec Canal+ pour être intégrée à ses offres. La nouvelle chaîne de Mediapro est disponible chez l’ensemble des opérateurs télécoms et en distribution directe, avec des offres allant de 15 € à 30 € par mois. Téléfoot a également proposé des abonnements « à la journée de championnat », « 3 jours » ou « à la semaine ».

Le consommateur doit ainsi cumuler l’abonnement à « Téléfoot la chaîne » (via son opérateur télécom ou en distribution directe) avec l’offre « Essentiel » de Canal+, qui propose les deux matchs de Ligue 1 de la chaîne cryptée.

2
100% Ligue 1 - 2020 - 2021 Fev.25

L’aventure Téléfoot prend rapidement fin. Le contrat signé avec la LFP pour les droits de diffusion du championnat de France sur la période 2020-2024 est rapidement remis en question. Après un premier retard dans le paiement à l’été 2020, Mediapro ne respecte pas l’échéance d’octobre, ne versant pas les 135 millions d’euros prévus pour la Ligue 1 sur les 780 millions attendus pour la saison 2020-2021, ni les 34 millions d’euros pour la Ligue 2.

Mediapro justifie ce manquement en invoquant l’impact de la crise sanitaire sur les revenus publicitaires, affirmant que le contrat avait été conclu dans des conditions très différentes de la situation actuelle, et demande une révision des termes. La LFP refuse de reporter le paiement, rappelant son engagement de redistribution des fonds aux clubs professionnels. Cette situation débouche sur une procédure de conciliation avec la LFP, lancée auprès du tribunal de commerce de Nanterre.

Le 8 décembre 2020, une réunion d’information se tient au sein de la rédaction de Téléfoot, provoquée par le non-paiement du troisième versement, initialement prévu au début du mois. Lors de cette réunion, l’hypothèse d’une fermeture imminente de la chaîne est évoquée pour la première fois devant les employés, suscitant une vive inquiétude parmi les équipes.

Trois jours plus tard, le 11 décembre 2020, cette inquiétude devient réalité : Mediapro annonce officiellement à ses salariés l’arrêt de Téléfoot.

Après de nombreuses péripéties, dont un appel d’offres infructueux (le prix de réserve n’ayant pas été atteint par les candidats Amazon, DAZN et Discovery-Eurosport), le 4 février, Canal+ récupère l’ensemble des droits de la Ligue 1. La chaîne récupère également huit matchs sur dix de la Ligue 2, et ce, jusqu’à la fin de la saison 2020-2021.

Pour le téléspectateur, un abonnement à l’ensemble des chaînes Canal+ redevient nécessaire … du moins jusqu’à la fin de la saison.

  • Canal+ : 1 match le samedi à 17h, 1 match le dimanche à 21h
  • Canal+ Sport : le vendredi à 21h, le samedi à 21h, le dimanche à 13 h et à 17h et le multiplex (4 matchs) à 15h
  • Foot+ : 4 matchs du dimanche 15h (multiplex) en intégralité
Tarif C+ 2021 Fev.25

2021 - 2024

Canal+ et Prime Vidéo


Le 11 juin 2021, le Conseil d’administration de la Ligue de Football Professionnel (LFP) s’est réuni pour choisir entre deux offres majeures concernant la diffusion de la Ligue 1 pour les saisons 2021-2024.

D’un côté, la LFP pouvait opter pour la continuité en renouvelant sa confiance au duo Canal+/beIN Sports. Dans cette configuration, Canal+ proposait 370 millions d’euros pour diffuser deux matchs par journée de Ligue 1, tandis que beIN Sports ajoutait 165 millions d’euros pour huit matchs par journée, plus 18 millions d’euros pour la diffusion de dix matchs de Ligue 2. En intégrant un bonus de 78 millions d’euros, basé sur le nombre d’abonnés, la somme totale pouvait atteindre 673 millions d’euros.

De l’autre côté, un nouvel acteur faisait son apparition dans le paysage audiovisuel sportif français : Amazon. Le géant du commerce en ligne proposait 250 millions d’euros, auxquels s’ajoutaient 25 millions d’euros par an pour les coûts de production, pour diffuser huit matchs de Ligue 1 par journée (dont les dix meilleures affiches). Amazon offrait également 9 millions d’euros par an pour huit matchs de Ligue 2. En additionnant ces chiffres aux 332 millions d’euros proposés par Canal+ (via un accord de sous-licence avec beIN Sports) pour deux matchs par journée de Ligue 1, et les 30 millions d’euros pour deux matchs par journée de Ligue 2, l’offre totale atteignait 663 millions d’euros.

Le Conseil d’administration de la LFP a finalement choisi l’offre d’Amazon, provoquant l’indignation de Canal+, qui estimait surpayer les droits par rapport au géant américain.

En août 2021, Amazon Prime Video a fait son entrée officielle dans le monde du football français en proposant huit matchs de Ligue 1 par journée. Pour rendre les matchs accessibles aux fans, la plateforme a créé le « Pass Ligue 1 », un abonnement mensuel sans engagement à 12,99 €, en plus de l’abonnement Amazon Prime à 5,99 €.

  • 8 affiches sur Prime Vidéo : le vendredi à 21h, le samedi à 17h, 5 matchs (multiplex) le dimanche à 15h, l’affiche du dimanche à 21h (et le match périodique du samedi 13h).
  • 1 affiche sur Canal+ Sport 360 en août 2021 : le samedi à 21h
  • 1 affiche sur Canal+ Foot : le dimanche à 17h

Prime Vidéo ne nouera pas d’accord de distribution avec Canal+. La chaîne sera en commercialisation directe et disponible chez l’ensemble des opérateurs télécoms.

Les tarifs affichés en euros constants (sur fond gris foncé) sont basés sur les valeurs de 2021

2024 - 2025

beIN Sports et DAZN


Nouveau cycle, nouveaux diffuseurs. Après de longues négociations en gré à gré avec plusieurs acteurs, la LFP a attribué les droits domestiques de la Ligue 1 pour les saisons 2024 à 2029 à DAZN et beIN Sports.

  • 8 affiches sur DAZN : le vendredi à 21h, le samedi à 19h et à 21h, le dimanche à 15h ainsi que trois matchs à 17h et une affiche à 21h.
  • 1 affiche sur beIN Sports : le samedi à 17h

Si le tarif global peut sembler plus attractif qu’autrefois, il s’accompagne d’un catalogue plus limité. Contrairement à Canal+, TPS ou Amazon, qui incluent films, séries et documentaires dans leurs offres, DAZN et beIN Sports restent exclusivement centrés sur le sport.

Mise à jour du 15 février 2025 : Le feuilleton autour des droits télévisés de la Ligue 1 bat à nouveau son plein. Lancée en août 2024, la plateforme DAZN a rapidement proposé des promotions sur son offre « Unlimited » (avec engagement annuel) au tarif de 19,99 € par mois pendant un an, un tarif qui est pérennisé au mois de janvier 2025. À noter également le lancement d’un pass mi-saison, proposé en janvier à 69 €, puis d’un pass fin de saison en février au prix de 49 €.

Par ailleurs, un conflit a éclaté entre la LFP et DAZN, la plateforme ayant suspendu la moitié de son paiement mensuel (35 millions d’euros) en raison de désaccords sur la lutte contre le piratage et certaines restrictions imposées par les clubs. La LFP a saisi le Tribunal de commerce de Paris pour contraindre DAZN à honorer ses engagements, une décision étant attendue à la fin du mois de février.

DAZN - Tarifs février 2025-2

L’aventure entre DAZN et le football français, qui avait débuté en août 2024 avec tant d’espoirs, s’est achevée prématurément à l’issue de la saison 2024-2025. Après des mois de tensions et de conflits ouverts, les deux parties ont finalement trouvé un accord de sortie en mai 2025.​

Le contrat initial, signé pour cinq saisons (2024-2029) et portant sur 400 millions d’euros annuels pour la diffusion de huit matchs par journée, n’aura donc tenu qu’une seule année. La plateforme britannique, qui peine à recruter des abonnés (environ 650 000 contre 1,5 million espérés), fait face à des difficultés économiques majeures aggravées par des tarifs jugés prohibitifs et une explosion du piratage.​

La médiation initiée en mars 2025 devant le Tribunal de commerce de Paris n’a pas permis de rapprocher les positions. En avril 2025, les présidents des 18 clubs de Ligue 1 ont voté pour une rupture anticipée du contrat. DAZN réclamait alors 573 millions d’euros à la LFP pour « manquement observé » et « tromperie sur la marchandise ».​

L’accord final, trouvé le 2 mai 2025, prévoit le versement par DAZN des deux dernières échéances de la saison (140 millions d’euros) ainsi qu’une indemnité de rupture de 100 millions d’euros, soit un total de 240 millions d’euros pour les clubs. En contrepartie, DAZN est libéré de ses engagements et les procédures judiciaires sont abandonnées.

2025 - ...

beIN Sports et Ligue 1+


Face à l’échec répété des diffuseurs externes (Mediapro en 2020, Amazon, puis DAZN), la Ligue de Football Professionnel a opéré un virage stratégique radical : reprendre la main sur la valorisation de ses droits en créant sa propre plateforme de diffusion. Cette décision inédite dans l’histoire du football français s’est concrétisée sous l’impulsion de Nicolas de Tavernost, ancien président de M6 et nouveau directeur général de LFP Media depuis mai 2025.​

  • 8 affiches sur Ligue 1+ : le vendredi à 21h, le samedi à 19h et à 21h, le dimanche à 15h ainsi que trois matchs à 17h et une affiche à 21h.
  • 1 affiche sur beIN Sports : le samedi à 17h
Ligue 1+ def 2025
100% de la Ligue 1 - 2025

Si le tarif global peut sembler plus attractif qu’autrefois, il s’accompagne d’un catalogue plus limité. Contrairement à Canal+, TPS ou Amazon, qui incluent films, séries et documentaires dans leurs offres, Ligue 1+ et beIN Sports restent exclusivement centrés sur le sport.
Le prix de BeIN Sports n’a pas bougé en 2025 restant à 15€ mensuels.

Officiellement créée le 1er juillet 2025, la plateforme Ligue 1+ a été lancée le 15 août 2025 avec la rencontre Rennes-OM. Un défi technique et organisationnel considérable puisque toute l’infrastructure a été montée en seulement deux mois et demi, du jamais vu pour une chaîne à péage selon Nicolas de Tavernost lui-même.

Ligue 1+ diffuse huit des neuf matchs de chaque journée en direct et en exclusivité. Le neuvième match, programmé le samedi à 17h et considéré comme « la grande affiche » de la journée, reste diffusé par beIN Sports en direct, mais est accessible en différé à minuit sur Ligue 1+. À partir de la saison 2026-2027, Ligue 1+ obtiendra l’intégralité des droits, soit les neuf matchs hebdomadaires.​

La plateforme propose également une offre éditoriale immersive avec trois magazines hebdomadaires : Kick-off le vendredi soir, 90+1 le samedi soir et Le Club le dimanche soir, ainsi que des contenus exclusifs (coulisses, interviews, caméras dans les vestiaires, sonorisation des échauffements). L’équipe de commentateurs réunit des professionnels reconnus comme Xavier Domergue, Benoît Cheyrou, Thibault Le Rol, Marina Lorenzo, Adil Rami ou encore Smaïl Bouabdellah.

Contrairement à l’approche exclusive traditionnelle, Ligue 1+ mise sur une « hyperdistribution » massive. La plateforme est accessible via :​

  • Son application OTT officielle (iOS, Android, TV connectées Samsung et LG, Fire TV, etc.)​

  • Les fournisseurs d’accès Internet : Orange (canal 53), Bouygues Telecom (canal 57), SFR (canal 118), Free (canal 37)​

  • Les plateformes de streaming : DAZN, Amazon Prime Video, Molotov, RMC Sport, OneFootball​

  • Les partenariats distribution : Carrefour propose des cartes d’abonnement avec remises​

L’absence notable reste Canal+, avec qui les négociations ont échoué en août 2025 après que LFP Media ait exigé l’abandon des 600 millions d’euros de poursuites judiciaires engagées par la chaîne cryptée depuis 2021. Canal+ a même tenté de passer en force en préparant la distribution sans accord signé, ce qui a tendu davantage les relations.

Ligue 1+ propose quatre formules d’abonnement :​

  • Pass Ligue 1 avec engagement : 14,99 €/mois (12 mois), avec deux écrans simultanés – une offre de lancement à 9,99 €/mois pendant trois mois était proposée jusqu’au 31 août 2025​

  • Pass mensuel sans engagement : 19,99 €/mois, deux écrans simultanés​

  • Pass Mobile sans engagement : 14,99 €/mois, un seul utilisateur, uniquement sur smartphone, tablette et PC​

  • Pass -26 ans sans engagement : 9,99 €/mois, un seul utilisateur, uniquement sur smartphone, tablette et PC​

Les offres groupées proposées par les distributeurs sont particulièrement attractives. Amazon Prime Video propose un tarif préférentiel à 12,99 €/mois avec engagement (économie de 24 € sur l’année). DAZN, quant à elle, offre Ligue 1+ couplée à tout son catalogue sportif pour 9,99 € pendant trois mois puis 14,99 €/mois.​

Les premiers résultats

Le démarrage de Ligue 1+ dépasse toutes les attentes. Dès le premier week-end, la plateforme comptabilise plus de 600 000 abonnés, dépassant déjà les chiffres de DAZN en fin de saison précédente. Un mois après le lancement, le 15 septembre 2025, Ligue 1+ franchit le cap symbolique du million d’abonnés, atteignant dès le premier mois l’objectif initialement fixé pour l’ensemble de la saison.​

Fin septembre 2025, la progression se poursuit avec 1,08 million d’abonnés, soit 130 000 de plus qu’un mois auparavant. Ce chiffre place déjà la plateforme très près de l’objectif de 1,15 million d’abonnés fixé pour la fin de la première saison. À noter que 72% des abonnés ont opté pour l’offre avec engagement annuel, témoignant d’une confiance certaine dans le projet.​

Nicolas de Tavernost affiche des ambitions à long terme : atteindre 2,25 millions d’abonnés d’ici la fin de la saison 2028-2029, soit au terme de la quatrième année d’exploitation. Cet objectif nécessitera de doubler le nombre actuel d’abonnés, un défi d’autant plus important que les tarifs promotionnels vont progressivement disparaître.​

Les retombées financières pour les clubs

Si les débuts de Ligue 1+ sont encourageants en termes d’audience, les revenus générés restent modestes pour les clubs, du moins lors de cette première saison. Selon Nicolas de Tavernost, les clubs bénéficient de plusieurs sources de revenus pour la saison 2025-2026 : 85 millions d’euros d’indemnité versée par DAZN, 78,5 millions d’euros de beIN Sports (partiellement payés), auxquels s’ajoutent les revenus de Ligue 1+ et les droits internationaux.​

Au total, les 18 clubs de Ligue 1 se partagent environ 80,5 millions d’euros sur la saison, une chute vertigineuse par rapport aux années précédentes. À titre d’exemple, le Stade Brestois ne touchera que 4,5 millions d’euros de droits TV domestiques et internationaux pour 2025-2026, contre 42,5 millions d’euros en 2023-2024. Nicolas de Tavernost a prévenu les clubs qu’ils connaîtraient « deux années compliquées en termes de droits télés domestiques » avant une montée en puissance progressive.​

Cette situation contraste fortement avec les autres grands championnats européens : environ 2 milliards d’euros pour l’Angleterre, 1 milliard pour l’Espagne et l’Allemagne, et 900 millions d’euros pour l’Italie.​

Les perspectives

L’avenir de Ligue 1+ dépendra de plusieurs facteurs. Le principal défi reste de pérenniser et augmenter le nombre d’abonnés, notamment après la fin des offres promotionnelles et face à une potentielle hausse des tarifs. La signature d’un accord de distribution avec Canal+ pourrait constituer un levier de croissance majeur, mais les contentieux juridiques en cours rendent cette perspective incertaine.​

La plateforme devra également continuer à investir dans la qualité éditoriale et technique pour fidéliser son audience, tout en luttant efficacement contre le piratage qui a gangréné la diffusion de la Ligue 1 ces dernières années.​

Enfin, l’obtention de la totalité des droits à partir de 2026-2027 (avec le match de beIN Sports) devrait renforcer l’attractivité de l’offre, à condition que les négociations avec la chaîne qatarie aboutissent dans des conditions favorables.​

Le pari audacieux de la LFP de devenir son propre diffuseur semble porter ses fruits à court terme, mais la viabilité économique du modèle à moyen et long terme reste à démontrer. Comme le résume un observateur du secteur : « Le football français est sorti de sa spirale négative… mais il est trop tôt pour crier victoire ».

Privacy Preference Center